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 [flashback] enjoy the silence ★ azazel

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Blackheart

they tried to make me holy.

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AVATAR & CRÉDITS : w. bentley ,, abandon (avatar) tumblr (gifs).
GROUPE : le mal à l'état pur. littéralement.
CRIMES COMMIS : 153
DATE D'INSCRIPTION : 18/03/2018



ÂGE DU PERSONNAGE : indéfini, il semble avoir commencé à faire parler de lui à partir des années quatre-vingt environ.
NOM DE CODE : surnommé black king, ou encore lord blackheart.
GÉNOME : fils du diable, véritable démon.
PROFESSION : futur maître des enfers, un rêve qu'il compte faire devenir réalité.




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MessageSujet: [flashback] enjoy the silence ★ azazel   Mar 20 Mar - 15:42

En soit, il avait très peu de souvenirs de ce qu’il s’était passé là-bas. Il savait, mais il ne se souvenait pas. Du moins, pas de tout. Les souvenirs, c’était ce qu’on s’était efforcé à lui effacer pendant bien trop d’années. Et au final, ceux qui lui étaient restés se mélangeaient pour ne former que les mêmes horribles images qui avaient tendance à le hanter lorsqu’il était en repos. On tentait de lui retirer toute humanité, et c’était plutôt réussi. HYDRA avait réussi l’impossible en transformant un être humain en une véritable machine de guerre, en une véritable arme et qui plus est, l’une des plus dangereuses. Il était celui à qui l’on confiait les missions difficiles, les plus rudes. Un travail que seul lui était capable d’accomplir, bravant tous les risques possibles pour satisfaire ses supérieurs. Qu’il le veuille ou non, de toute façon, il considérait que ce n’était plus un choix qu’il pouvait faire depuis longtemps. On lui attribuait sa mission, il partait l’accomplir, puis il revenait à l’une des bases de la vile organisation qui l’avait récupéré. Il était tel un petit chien obéissant à son maître, prêt à tout pour le protéger et pour chercher à le contenter.

A l’époque, il semblait qu’aucun espoir n’aurait pu lui être deviné. Sa vie semblait bien tracée, voué à être réduit en un véritable esclavage dont il n’avait même pas conscience. Évidemment, plus tard, un homme le sortira de son pétrin. Mais à cette époque, il était enchaîné à HYDRA, parfois même littéralement. Une fois encore, alors qu’il reprenait conscience, souvent après de longues heures de douleur intense à la suite de reboot déclenchés extérieurement à son cerveau, on le demanda. On lui expliqua. Qui, quoi, où. Mais jamais pourquoi. Et c’est à la suite d’un hochement de visage qu’il partait atteindre son but. Ou plutôt, le but de ceux qui le manipulait. Les objectifs qu’il devait atteindre pouvaient se trouver à chaque recoin de la planète. Ainsi, pour s’y rendre, il empruntait de toute évidence un hélicoptère. Et une fois le Vatican atteint, il veillait à ce qu’il se pose dans un discret endroit, afin de ne pas attirer les regards. Le pilote, ce n’était pas lui, bien qu’il n’aurait eu aucun problème à assurer ce poste. Mais de cette façon, l’hélicoptère repartait et, dans le cas où on aurait voulu pister le Soldat de l’Hiver, c’était impossible. Simple précaution, juste un au cas où.

Sa cible, c’était un gamin. Pas n’importe lequel, évidemment. HYDRA avait toujours ses raisons, quel que soit leur plan, bien qu’elles soient toujours diaboliques dans le fond. Et celui-ci était, pour ainsi dire, vraiment différent. HYDRA était à sa poursuite depuis quelques semaines déjà, et l’individu en question avait causé de multiples brûlures sur les corps entiers de deux agents. De quoi mettre bien plus en rogne HYDRA, qui avait cette fois-ci décidé d’envoyer l’une de leurs meilleures armes à sa poursuite pour l’éliminer. Et c’était certain, le soldat de l’hiver n’allait faire qu’une bouchée de lui. Et il avait un plan, certes pas des plus glorieux, mais d’un côté tant que le job était fait, ce n’était pas un détail très important à ses yeux, ni même à ceux de ses supérieurs. C’est sans grande difficulté que le soldat déboula à la basilique Saint-Pierre, mitraillette en bras et grenades à la ceinture. Décidé à récupérer l’énergumène, il commença à semer des grenades au niveau des parois, de quoi faire hurler de terreur les passants présents au mauvais moment, au mauvais endroit. Voilà une entrée fracassante qui allait probablement attirer la véritable victime qu’il voulait faire.
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Azazel E. Heartless

lucifer ☩ bastard of the devil

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AVATAR & CRÉDITS : Billie Joe Armstrong (VERT ALLIGATOR)
GROUPE : Indépendant et exorciste dépendant de l'Ordre du Vatican
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ÂGE DU PERSONNAGE : Il a trente-cinq ans, le bon âge à ce qu'il parait.
NOM DE CODE : Lucifer, emprunté à la Bible, ancien prénom de son père. Oui, l'ange tombé du ciel devenu le diable. Un héritage en quelque sorte, bien que tout ceci ne soit que de la symbolique.
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MessageSujet: Re: [flashback] enjoy the silence ★ azazel   Mar 20 Mar - 23:28

enjoy the silence
Winter Soldier & Baby Lucifer

« Vatican, basilique Saint-Pierre - 1993 »
{ Il y a des jours, comme ce soir-là, que l’on n’oublie pas. Azazel était jeune, un enfant presque innocent et impulsif courant derrière sa mère. Elle était son bouclier, son cocon, sa seule source d’affection. Cela c’est passé en pleine coeur de la basilique Saint-Pierre, en Janvier 1993. Il venait d’avoir tout juste dix ans…}
Les bras croisés, je tape du pieds et je boude. Maman me tend sa main pour que je la suive, mais je n’ai pas envie de la prendre. Je me suis fais rouspeter, comme toujours. Elle n’a pas aimé que je me défendre la semaine dernière contre des monsieurs bizarres. Mais moi, j’ai eu très peur. J’ai beaucoup pleuré et je croyais même que Maman allait mourir. Il l’avait attrapé violemment parce qu’elle me protégeait. Tout le monde me protège au monastère, et c’est nul. Parce que même s’ils ne m’aiment pas, moi j’ai pas envie qu’ils meurent pour me défendre. J’ai l’impression de revoir Papa, c’est comme ça qu’il est mort d’ailleurs. Il était tout flouté parce que j’avais des larmes pleins les yeux. J’entendais tout juste ce qu’il disait parce que je reniflais très fort aussi. Maman me dit que je ne suis pas beau quand je boude, mais je m’en fiche. Elle veut me ramener dans ma chambre, j’ai tout juste eu le droit de faire le tour des jardins. C’est vrai qu’ils sont tristes, il fait froid, et il n’y a pas de jolies couleurs mais ça me fait prendre l’air. Je passe la plupart des journées dans ma chambre. Et quand j’y suis pas, c’est avec les ecclésiastiques. J’arrive même pas à dire leurs noms comme il faut, c’est trop compliqué comme mot. Elle revient à la charge. “Ezeckiel, ça suffit, il faut que tu rentres”. Rentrer où ? Je suis chez moi aussi dans les couloirs ? Maman insiste, et je finis par craquer. Parce que ma Maman, je l’aime bien trop pour lui en vouloir longtemps. Je sais pas pourquoi, c’est comme si elle avait un bouclier magique autour d’elle qui repousse toutes les mauvaises ondes. Le copain de Papa, Lucci, il passe à côté de nous et il rigole. Du coup, ça me vexe encore plus, j’ai l’impression de ne pas être crédible.

Je me gêne pas pour lui tirer la langue, et il me tire la langue en retour. Du coup, je gonfle mes joues et je laisse tomber. La main de Maman, elle est douce. C’est comme si j’attrapais la main d’une poupée. Sauf que celle-là, elle est bien vivante. Puis c’est ma Maman, elle est unique en son genre. Je marche à ma suite, et ma queue va de droite à gauche. Certains prêtres se moquent de moi, ils me disent que je ressemble à une petit singe avec ce truc. Sauf que ce truc, j’y peux rien s’il est là. Les plus gentils disent que j’ai la tête d’une gerbille, je sais pas si c’est vraiment plus flatteur. Je baille, je fatigue. La basilique n’est pas vraiment la plus remuante des maisons. Y a même pas le droit de courir à l’intérieur, ni de jouer. C’est morne. Parfois, la nuit, je me relève et j’ai l’impression d’être coincé dans un film d’horreur. Les statues me regardent tout le temps et les tableaux surveillent tout ce que je fais. Je l’ai fais remarqué à Maman, mais elle me rassure. Elle me dit qu’ils sont là pour veiller sur moi et dissuader les méchants d’entrer dans le sanctuaire. Alors j’hoche la tête, je ne cherche pas à comprendre. Elle doit avoir raison. Elle sait tout ma Maman, c’est pour ça que je l’écoute.
Quand on sera dans ma chambre, elle me racontera une histoire. Elle me l’a promis. Elle sait que j’aime les aventures de Peter Pan, parce qu’il y a des pirates. Sauf que y a eu un gros boum, et que tout le monde s’est mit à paniquer. Ma main était agrippée à celle de Maman, parce que j’ai peur et que je ne veux pas qu’elle me laisse tout seul. Lucci est revenu en courant, et quand je l’ai vu avec son fusil, j’ai tout de suite compris que c’était pas normal. Moi je l’ai regardé avec de grands yeux effrayés et c’est comme si un super-pouvoir s’était mit en action. J’intégrais tout ce qu’il disait, qu’il y avait un intru, des grenades, un homme seul et il a prononcé le mot HYDRA. Je me souviens bien de ce mot, lesmonsieurs de la semaine dernière ont dis la même chose. Heil HYDRA ! C’est ce qu’ils ont dit avant de brûler. Je tire un peu sur le bras de Maman, je veux qu’elle me porte. Je veux qu’elle écoute Lucci et qu’on aille se mettre à l’abris. Maman aussi a peur, ça se voit. Elle est figée, elle n’arrive pas à réfléchir.

Puis elle s’est baissée pour mettre son dos à ma hauteur et je suis monté dessus. Elle voulait me porter pour être sûre de pas me perdre et je suis pas en état de lui dire non. Parce que quand c’est comme ça, faut toujours écouter Maman. Je m’accroche à son cou, et elle me porte pas mes jambes. Le seul truc rigolo, c’est qu’avec moi sur son dos, on dirait que Maman aussi à une queue comme les gerbilles. “Maman…”, je veux qu’elle s’occupe de moi, je veux qu’elle m’emmène loin d’ici. Ma queue bat plus de droite à gauche, elle est tétanisée. J’enfouis ma tête dans son cou, je me cache et je sens qu’elle se met à courir parce que ça tremble. De temps en temps, je relève la tête pour regarder autour de nous, puis mes yeux se figent. Y a un monsieur bizarre qu’est entré et qu’est dans le couloir. Il a une grosse arme dans les mains, mais surtout, un bras en métal trop cool. Bah quoi ? C’est pas bien de mentir. On dirait un cyborg comme dans les pirates, mais qui vient de l’espace. Il a même une étoile rouge, ça doit être une sorte de tatouage d’équipage. “Maman, regardes” j’avais renforcé ma prise avec un de mes bras pour combler l’autre qui était en train de pointer du doigt le monsieur. Maman m’a dit de le baisser, que ce n’était pas poli de pointer du doigt, alors je l’écoute et je reprends ma prise. De toutes façons, Maman pressent que c’est un danger, alors elle bifurque pendant sa course pour prendre un autre couloir et échappé au cyborg pirate.
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Blackheart

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MessageSujet: Re: [flashback] enjoy the silence ★ azazel   Ven 30 Mar - 17:00

Déterminé, c’était ce qu’il était. Il fallait bien avouer qu’il n’avait plus le concept de vie et de mort. Son seul objectif était de satisfaire ses supérieurs, quel qu’en soit le prix. Même si cela rapportait à effacer son existence à tout jamais. Ce n’était plus vraiment un détail qui comptait. A ses yeux, il vivait pour ses missions. Pour les effectuer. Puis il rentrait, et on lui faisait oublier. On le rangeait dans un placard comme un vulgaire vêtement, que l’on ressortait lorsqu’il fallait faire exploser le crâne de quelqu’un. C’était son quotidien. On ne pouvait pas appeler ça une vie, mais c’était à peu près ce qu’elle était devenue depuis maintenant bien longtemps déjà. Et ce qu’elle serait pour les vingt-cinq prochaines années.

L’homme qui se cachait derrière l’arme aurait pitié pour ce jeune garçon. Et au grand jamais il n’aurait osé la main sur quelqu’un de manière aussi violente. S’il savait ce qu’était devenue son existence, s’il avait su, il aurait tout fait pour éviter de tomber entre les hideuses mains d’HYDRA. Mais ce terrible événement avait pourtant bel et bien eu lieu. Pourtant, s’il avait su… Durant cette chute, il aurait alors tout fait pour atterrir mort dans la neige. Mais tout ceci, toutes ces pensées, il ne les avait pas. Il ne pouvait pas les avoir. Tout simplement parce qu’il n’était plus qui il était. Tout simplement parce que l’homme est mort. Que son humanité a été effacée en même temps que ses souvenirs. Ce sont pourtant des réflexions qui le traversera, mais bien plus tard.

Pour une entrée fracassante, ça oui c’en était bien une. Mais Dieu savait que le Vatican n’allait pas s’amuser à expliquer en détails ce qu’il s’était passé. Ce qu’il va se passer. Ca les mettrait bien trop en péril, de toute façon, puisqu’on le verrait ensuite sous un mauvais œil. Une attaque terroriste pourtant faisait un sacré dégât, et des vies supplémentaires allaient être perdues. Mais là encore, c’était un détail qui ne comptait pas vraiment à ses yeux. Ni même ce qui allait transparaître dans le journal de demain matin, ce qu’on allait dire à son sujet. Ou pas. Ce qui comptait, là maintenant, c’était de trouver le petit diable et de l’éliminer. On essaya de l’empêcher à avancer, mais le Soldat de l’Hiver était juste bien trop fort, bien trop expérimenté pour eux. C’était comme écraser de vulgaires insectes qui le dérangeaient.

Ses yeux scrutèrent les alentours, tandis que les cadavres tombent derrière lui, un à un. Plus il avance et moins s’opposent à lui. Il commença par une simple marche, laissant son regard le guider, jusqu’à ce qu’enfin, il puisse entrevoir sa cible. Le soldat se stoppa alors net, dévisageant la femme puis le bonhomme qui finit par le pointer du doigt. Son regard est dénué d’émotion, de sentiment, et il est aisé de le considérer rapidement comme une véritable menace. Et c’est au moment où il allait s’approcher un peu plus que cette femme, tenue fermement par le démon sur son dos, prit la fuite avec le petit être. Et le soldat ne pouvait pas se permettre de perdre sa future victime.

Sans attendre plus, il s’élança à leur poursuite. Ses yeux refusaient de quitter les deux silhouettes, et une véritable course poursuite dans les couloirs de la basilique Saint-Pierre. S’il y avait bien une chose que Bucky était devenu, en plus d’une véritable arme de guerre, c’était également un être surdéveloppé dans tous les sens du terme. Bras en métal de cyborg, sens et réflexes surhumains. Ça allait être facile pour lui de rattraper cette femme, sans compter que logiquement, celui qu’elle portait sur le dos pouvait avoir un impact indirect sur sa vitesse. Ce n’est que lorsqu’il fut assez près qu’il s’arrêta, redressa son arme et commença à tirer dans le tas, peu importe si la femme était criblée de balles elle aussi, bien qu’il visait surtout le monstre qu’il pourchassait.
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Azazel E. Heartless

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MessageSujet: Re: [flashback] enjoy the silence ★ azazel   Sam 31 Mar - 20:51

enjoy the silence
Winter Soldier & Baby Lucifer

« Vatican, basilique Saint-Pierre - 1993 »
Je ne comprend pas ce qui se passe autour de moi. Mais, je crois que c’est parce que j’ai pas envie de comprendre. Y plein de gens qui crie, qui panique, et les plus courageux hurlent des ordres. On dirait des chiens enragés, et je ne sais pas ce qui me fait le plus peur dans tout ça. Si c’est les explosions, ou bien les exorcistes. Elles font mal leurs armes en plus, je me sens pas bien quand elles sont à côté de moi. Maman dit que c’est parce que l’argent à un super-pouvoir contre moi, et il ne faut pas que j’y touche. Du coup, je me serre contre elle. Parfois, je la vois grimacer et je sais que c’est de ma faute parce que j’ai trop de forces. Tout est de ma faute, ils n’arrêtent pas de le répéter. C’est pour ça que les vieux prêtres me regardent de travers et ne m’aiment pas. Ils disent que je porte malheur, que c’est parce que je suis là qu'y a tous ces démons qui viennent à la basilique. Le truc, c’est que je ne peux pas les contredire. Parce que je m’en doute. Je n’ose pas le dire à Maman. Je le lui ai dis une fois, que je voulais partir d’ici. Que je voulais qu’on aille se cacher ailleurs. Mais il paraît que c’est la fille du grand cardinal et que du coup, elle a des obligations. Oui, parce que pour compliquer les choses, celui qui me déteste le plus ici est aussi mon grand-père. Je sais pas ce que je lui ai fais à mon Papie. Une fois j’ai osé lui demander, il m’a rien répondu. Ses yeux jetaient des éclairs et ma queue de gerbille s’était coincée entre mes jambes tellement qu’il faisait peur. J’avais l’impression que ses yeux devenaient plus gros que sa tête au fur et à mesure.
Maman court, encore et encore. Ses pas pressés me secouent, mais ne me bercent pas. Mes petits doigts se crispent, serrant sa tunique entre eux pour renforcer leur prise. Maman, elle ne dit rien. Elle ne peut pas. Parce qu’elle respire bruyamment, elle a besoin de se concentrer sur sa respiration. “C’est de ma faute encore, c’est ça ?” Elle ne répond pas, alors je sais pas si je dois prendre ça pour un oui, ou pour un non. Moi, je suis timide. J’enfouis ma tête et mes doutes dans son cou et ses long cheveux brun me recouvre. Ça aurait été drôle s’il n’y avait pas eu ces balles.

Y avait plein de mort, et je me dis que c’est pas juste. On me traite de démon, mais je n’ai tué personne. Ce cyborg pirate lui, il faisait ça comme si c’était rien. Comme s’il jouait, et que les prêtres étaient des soldats de plombs. Je commence à pleurer, ce n’est jamais bon signe. Parce que quand je pleurs, y a mes amis qui s’énervent et qui se dressent pour nous protéger Maman et Moi. L’homme à l’étoile rouge se rapproche, il va bien plus vite que nous. “Maman !” Je voulais l’alerter que le monsieur avait pointé son arme sur nous. J’étais plus agité, plus paniqué et puis j’ai eu mal. J’ai eu affreusement mal. J’ai senti une balle me perforer dans le dos et me traverser. Maman s’était écroulée, et on a fais un roulé boulé dans le couloir. Elle ne bouge plus, qu’est-ce qu’elle a ? Moi je m’en fiche de la balle, mes blessures ne restent jamais. Mais Maman, elle saigne beaucoup, et ça ne s’arrêtait pas. J’étais revenu à quatre patte me mettre à côté d’elle pour la secouer. “Maman, faut te lever, aller !”. Mais elle ne bougeait pas. Je fais de mon mieux pour retenir mes larmes, mais y a trop de pression. Entre le pied de guerre dans l’église, ce monsieur avec son bras en métal, et maintenant Maman à terre, comment je suis censé faire pour supporter tout ça ? Papa, il aurait eu une réponse. Lucci aussi, mais ils ne sont pas là tous les deux.

Le pirate avance, il a toujours son arme pointé sur nous, mais cette fois-ci je le laisserais pas faire. Je m’étais mis à feuler, à raler et à montrer mes crocs. Je me suis mis devant maman pour faire barrage. Ca me fait pas mal longtemps les balles, mais Maman si. “Vas-t-en ! Laisses-nous !” Criais-je. Je dois pas être très impressionnant à côté d’un grand baraqué comme ça. Je dois être tout juste un minus devant lui, mais le minus ne va pas le laisser faire. Finalement, mes amis sont arrivés. De grandes flammes bleues. Elles dansent, devant moi et elles me recouvrent le crâne pour former des cornes. Mes oreilles se sont allongées, tout comme mes ongles pour faire des griffes et même le bout de ma queue brûlent, on dirait un Salamèche. Pourtant, j’ai mal aussi. J’ai l’impression qu’elles pèsent des tonnes et je me sens obligé de me mettre à quatre patte. C’est lourd, ça brûle, ça me fait mal. Elles sont gentilles mes amis, mais elles sont plus grandes que moi. Elles foncent sur mon ennemi. Elles sont plus intelligentes que moi aussi, elles savent que ça ne sert à rien de parler avec lui. C’est un tueur après tout.
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